Les trois livres qui m’ont le plus influencé

Un livre peut changer votre vie

Le but de cet article est de vous présen­ter trois livres qui ont impacté (très posi­ti­ve­ment) ma vie à des moments clefs et qui pour­raient avoir le même effet sur vous. C’est tout le bien que je vous souhaite! L’un d’eux est assez diffi­cile à se procu­rer, du moins en version physique (mais il existe sur le net en pdf.) les deux autres s’achètent assez faci­le­ment en ligne ou dans n’im­porte quelle librai­rie impor­tante. Tous les trois recèlent en eux un pouvoir incroyable, de celui qui change des vies. Je n’exa­gère pas. Vous voilà prévenu, alors embarquons pour un de ces voyages dont on ne revient pas!

N.b: Cet article fait partie d’un événe­ment inter-blogs sur le thème “les trois livres qui ont changé votre vie” orga­nisé par Olivier Roland à partir de son blog “Des livres pour chan­ger de vie”.

Parmi les nombreux articles que vous pouvez y trou­ver je vous conseille notam­ment le “perso­nal mba”, une liste qui se veut la plus exhaus­tive possible sur les livres qu’il faut avoir lus: https://des-livres-pour-chan­ger-de-vie.com/perso­nal-mba/

1) Un livre choc qui divise et bous­cule les idées reçues.

Le premier livre dont je vais vous parler est aussi, ironique­ment, un des derniers qui vien­draient à l’es­prit, car il est proba­ble­ment un des moins connus dans la sphère fran­co­phone. Accro­chez-vous, car certaines idées vous semble­ront tota­le­ment folles tant elles vont à l’en­contre de celles admises par la plupart des gens. La notion d’Etat par exemple qui est systé­ma­tique­ment remise en cause. L’in­di­vidu, par réac­tion, qui devient la valeur suprême. Les syndi­cats présen­tés comme des para­sites inutiles. Et le capi­ta­lisme à la fois comme but et comme moyen. Je n’ef­fleure que certaines idées mais vous l’au­rez compris nous sommes dans une logique d’ul­tra­li­bé­ra­lisme, le genre de livre qui ne peut avoir été écrit que par un Améri­cain!

La Matrice
La matrice! La maaa­triii­ce…

Vous pour­riez arguer que ça n’a rien de nouveau, que vous avez déjà entendu ce genre d’idées (Et peut être les parta­gez vous. Ou pas. Peu importe) mais il y a une tren­taine d’an­nées c’étais encore loin d’être admis que l’on puisse seule­ment penser comme ça. Les ayatol­lahs de la liberté d’ex­pres­sions vous tombaient dessus avec violence si vous osiez seule­ment évoquer qu’on puisse discu­ter de ce genre de choses. Et le plus drama­tique c’est que ces censeurs viru­lents se trou­vaient être vos amis, votre famille vos collègues. Vous étiez Néo, ayant levé un bout de voile sur la Matrice et deviez affron­ter des milliards de gens ne voulant surtout pas se réveiller. Haha, vous le sentez le petit coté parano? :o) Bon on va calmer un peu le jeu, redes­cendre sur terre et s’in­té­res­ser à ce qui n’est après tout qu’un “simple” bouquin. Mais vous savez que certains ont changé le monde. Sera-t-il de ceux-là? Je vous laisse juge.

Avant de vous dévoi­ler le titre lais­ser moi vous narrer le contexte qui a vu la nais­sance de ce petit ovni au fort parfum liber­taire:

Années 70, le dr Wallace cherche à décou­vrir ce qu’il imagine alors être la méthode ultime pour gagner au poker. Rien de moins. Ces recherches l’amè­ne­ront à se foca­li­ser sur, non pas les règles propre­ment dites de ce jeu, mais plutôt sur l’as­pect bluff. Pour faire court le poker est sans doute l’un des seuls jeux (le seul?) où la triche est non seule­ment auto­ri­sée, mais aussi forte­ment encou­ra­gée. Notre bon docteur étant un adepte de la pensée hori­zon­tale il lui vient bien vite a l’idée que les compor­te­ments ayant cours dans le cadre restreint des salles de poker trouvent proba­ble­ment un écho a l’ex­té­rieur, au sein de la société civile et poli­tique.

Le poker est toujours menteur…

Ouvrons une paren­thèse pour mieux comprendre: Une étude récente a constaté que la pratique des jeux vidéos en chine donnent des idées liber­taires, ouvrent de nouvelles connec­tions neuro­nales (sic) a des citoyens habi­tués jusque là à obéir sans discu­ter. Évoluer dans des univers ou tout est possible n’est pas sans consé­quence sur le cerveau de nos petites abeilles ouvrières soigneu­se­ment forma­tées par le régime. Alors pourquoi la pratique d’un jeu comme le poker n’au­rait pas le même genre d’im­pact? L’usage répété du bluff (du mensonge en clair) appor­tant des avan­tages stra­té­giques à ceux qui le maîtrise. Un peu comme dans ce film de 2009 “The inven­tion of lying” (la décou­verte du mensonge) où Ricky Gervais, dans un monde où le mensonge n’existe pas, découvre l’ex­tra­or­di­naire pouvoir que lui procure cette faculté, qu’il est seul à possé­der.

Voici donc, bien des années avant la paren­thèse que nous venons de fermer, notre vaillant docteur tout à coup obsédé par une idée que d’au­cuns juge­ront sans doute farfe­lue, voire complo­tiste: et si la société toute entière était corrom­pue, voire partiel­le­ment diri­gée, par des sortes de super joueurs de poker? Une classe telle­ment habile, telle­ment habi­tuée a mentir que leurs mani­gances passe­raient inaperçue depuis des milliers d’an­nées? C’est ainsi qu’est née ce qui devien­dra l’œuvre de sa vie: NeoTech.
Un système de pensées qui bien des années avant que l’ex­pres­sion “chan­ger de mind­set” ne soit à la mode ou que le film Matrix ne sorte au cinéma, avait pour but d’of­frir au citoyens ordi­naires les outils intel­lec­tuels pour comprendre les rouages de la société et iden­ti­fier ceux qu’ils n’hé­site pas a bapti­ser les “nouveaux tricheurs” (NeoC­hea­ter en anglais dans le texte).
À en croire le docteur Wallace son livre est si puis­sant, si disrup­tif que sa simple évoca­tion suffit a faire trem­bler l’es­ta­blish­ment.

Le fbi en pleine action
Irrup­tion du FBI chez Neotech Publi­shing (recons­ti­tu­tion)

Le FBI aurait même fait irrup­tion dans les locaux de la maison d’édi­tion pour empê­cher la publi­ca­tion du livre! Si je n’ai pas véri­fié la véra­cité de cette affir­ma­tion, je dois néan­moins recon­naître qu’il avait de quoi déran­ger le pouvoir en place durant les années post Reagan. Le système neotech attaque direc­te­ment des personnes très en vue des Médias, des membres du clergé et la quasi tota­lité de la classe poli­tique.
Bien sûr, il ne se contente pas de lancer des accu­sa­tions gratuites, mais étaye le tout par des exemples concrets pris dans l’His­toire récente ou plus ancienne. Il va même jusqu’à dater très préci­sé­ment l’in­ven­tion de la grande super­che­rie, la faisant remon­ter a la haute Egypte. Il est vrai que les pharaons, qui se décla­raient mi-hommes mi-dieux ont de quoi faire sourire aujourd’­hui. Ça ne les a pas empê­chés d’alié­ner des popu­la­tions entières et de les réduire en escla­vage. Plus récem­ment un célèbre petit mous­ta­chu, dont vous avez peut-être entendu parler, réussi a hypno­ti­ser tout le peuple alle­mand en montant en épingle des conclu­sions scien­ti­fiques falla­cieuses basées sur la race (et de toute façon invé­ri­fiables par le commun des mortels).

Vous voyez où je veux en venir? Et si fina­le­ment les pharaons et Adolphe Hitler n’étaient que de piètres joueurs de poker? Ne pouvant exer­cer leur influence qu’en des âges reculé ou durant une période limi­tée? S’il se cachait parmi nous des “joueurs” d’un niveau beau­coup plus avancé, préten­dant agir pour le bien commun et ne servant fina­le­ment que leur propre inté­rêt? Ho, je vous entends d’ici crier à la théo­rie du complot et vous avez sans aucun doute raison de conser­ver un œil critique.
J’ai volon­tai­re­ment pris des exemples un peu gros. Le livre traite surtout de choses beau­coup plus spéci­fiques, des petits chapitres visant à vous donner à chaque fois la percep­tion de la tenta­tive de mani­pu­la­tion et comment nous en défendre, ce que l’au­teur nomme des “avan­tages multi­pli­ca­teur de connais­sance” (sic). Ce qui me donne l’oc­ca­sion de signa­ler ce qui est peut être le prin­ci­pal défaut de cet ouvrage: une traduc­tion française parfois un peu légère (par exemple le mot “even­tually” est systé­ma­tique­ment traduit “éven­tuel­le­ment” au lieu de “en fin de compte”.

Toujours est-il que ces fameux “avan­tages multi­pli­ca­teurs de connais­sances” sont inté­res­sants et font tout l’in­té­rêt du livre. Chacun ne fait que quelques para­graphes, libre à vous de “pico­rer”, de prendre ceux avec lesquels vous êtes en accord, pour les utili­ser à votre avan­tage. Lais­ser mûrir les autres, vous n’êtes pas encore prêt. Si la société conti­nue à chan­ger dans le sens voulu par le Dr Wallace (et il faut bien consta­ter que c’est le cas: le pouvoir de plus en plus grand des multi­na­tio­nales, qui se substi­tuent de plus en plus aux vieux Etats) vous aurez le loisir de reve­nir consul­ter ceux lais­sés de coté et aurez une longueur d’avance en terme de compré­hen­sion des chan­ge­ments en cours.

L’ou­vrage a certai­ne­ment fait polé­mique à l’époque et il conti­nuera à divi­ser aujourd’­hui. J’en recom­mande toute­fois la lecture a tout ceux qui n’ont pas encore de mind­set d’en­tre­pre­neur tant il risque d’agir comme un élec­tro­choc. Dans les années 90 il étais dispo­nible unique­ment sur corres­pon­dance a comman­der direc­te­ment aux états unis. Aujourd’­hui, comme je l’ai dit en intro, il se trouve gratui­te­ment en pdf. À noter qu’il a eu une suite appe­lée “Neothink”. Libre à vous de vous faire votre opinion donc. Vous auriez en tout cas inté­rêt à, au moins, le survo­ler.

Bien sûr un certain mani­chéisme plane sur la quasi-tota­lité de l’ou­vrage. Le capi­ta­lisme est systé­ma­tique­ment présenté comme la solu­tion à tous les problèmes. À un moment il imagine par exemple une ligne paral­lèle de l’His­toire ou l’em­pire romain n’a pas disparu suite au chris­tia­nisme, au satur­nisme et aux inva­sions barbares. Une Histoire paral­lèle donc où les romains auraient joyeu­se­ment pratiqué le capi­ta­lisme de libre entre­prise et ou ils auraient peu à peu aban­donné leurs croyances en une foul­ti­tude de dieux exotiques et où la néces­sité de l’es­cla­vage pour main­te­nir leur niveau de vie aurait fait place a l’ef­fi­ca­cité de la machine à vapeur. L’homme sur la lune en 250 après Jésus Christ? Pourquoi pas. Tout est possible quand la science marche mains dans la main avec le capi­ta­lisme et que le mysti­cisme recule. C’est en tout cas le propos défendu par l’au­teur tout au long de cet ouvrage pamphlé­taire.

Empire romain

En fait ce livre vous fera, au choix, sourire, réflé­chir, vous filera peut-être même un sacre coup de pied ou je pense (peut-être est ce dont vous avez besoin?) mais je vous garan­tis qu’il ne vous lais­sera pas indif­fé­rent.

2) Un incon­tour­nable pour tout entre­pre­neur.

Le deuxième livre dont je voudrais vous parler est un ouvrage qui revient souvent parmi les entre­pre­neurs et les amateurs de déve­lop­pe­ment person­nel, a tel point qu’il en est devenu un peu la “bible”. Je veux bien entendu parler de “la semaine des 4 heures“. Si le choix de ce livre n’est certes pas très origi­nal (il vous suffit de taper son titre dans Google pour être ense­veli sous une avalanche d’avis et d’ar­ticles dithy­ram­biques.) je ne pouvais pour­tant pas faire l’im­passe dessus puisque la ques­tion posée est de savoir les trois livres les plus marquants que j’ai pu lire. Et marquant, il l’est assu­ré­ment ! Comme peut l’être un catcheur profes­sion­nel qui vous saute­rais dessus a l’im­pro­viste et vous lais­se­rais inanimé au sol. Je ne cherche pas a vous faire peur, mais on a beau savoir que ce livre a la répu­ta­tion d’être un véri­table élec­tro­choc, c’est autre chose d’y être confronté. Il y a véri­ta­ble­ment un avant/après et certaines idées présen­tées dans ce livre vous accom­pa­gne­ront des années durant.

La semaine de 4 heures

Années qui devraient être plus belles que celles qui précèdent, c’est en tout cas la promesse de l’au­teur (Timo­thy Ferriss) qui s’est donné comme mission de vous “sortir” du sala­riat. Oui présenté comme cela on pour­rait croire que Tim voue une haine féroce au fait de travailler pour un autre, il n’en est rien! Au contraire, l’ou­vrage commence en expliquant que certains prin­cipes expliqués s’ap­pliquent égale­ment aux sala­riés qui voudraient réduire leur temps de travail (mais soyons honnête, cela sera plus facile à mettre en œuvre pour quelqu’un qui travaille dans un bureau que pour un maçon ou un plom­bier). D’ailleurs, plutôt que de m’étendre en longueur sur ce qu’est ce livre, je compte plutôt vous expliquer ce qu’il n’est pas.

Afin que vous ne risquiez pas d’être déçu il faut bien comprendre que le titre est tota­le­ment exagéré (pas…­men­son­ger mais juste exagéré) Tim Ferris d’ailleurs ne s’en cache pas et explique l’avoir choi­sir tout simple­ment car il était vendeur. Bien sûr si vous appliquez à la lettre les prin­cipes expliqués et que votre situa­tion (de départ ou proje­tée) s’ap­plique tota­le­ment aux prin­cipes expo­sés vous pour­riez bien être en mesure de réduire votre temps de travail de 40 h a 4 h. Mais alors vous gagne­riez tout autant d’argent (certes en travaillant 10 fois moins). Partant de là, il peut être tentant de travailler 8 h pour, mathé­ma­tique­ment, gagner deux fois plus non? En fait le livre aurait du s’ap­pe­ler “multi­pliez votre produc­ti­vité par 10” mais il faut recon­naître que cela aurait été beau­coup moins glamour. La plupart des gens à qui l’on pose­rait la ques­tion préfèrent travailler moins que travailler plus effi­ca­ce­ment. Pour­tant, cela revient à exac­te­ment la même chose.

Je ne peux décem­ment pas citer ici toutes les tech­niques données par l’au­teur (Ça revien­drait à réécrire le livre, c’est d’ailleurs une de ses deux quali­tés: il est riche en infor­ma­tions et ne se répète pas. L’autre qualité étant qu’il est très facile et amusant à lire).

Disons simple­ment que l’au­teur se base sur les nouvelles tech­no­lo­gies, le télé­tra­vail, la dispa­rité de niveaux de vie sur la planète et comment les utili­ser à votre avan­tage (Voya­gez, vivez dans des pays où le loyer est bas et le soleil abon­dant. Délé­guez tout ce qui peut l’être à des pres­ta­taires basés là où le salaire horaire est faible. Enfin, vous voyez l’idée géné­rale : deve­nez un “nomade digi­tal” en bref.).

Le nomade digital

Et c’est là que je me dois de vous mettre en garde contre un point impor­tant. Aussi génial que soit ce livre, il se base sur des tech­no­lo­gies qui évoluent à toute vitesse. Certes, la plupart n’exis­taient pas 10 ans avant que le livre ne soit publié, mais cela veut dire que certaines sont déjà, à leur tour, à moitié obso­lète aujourd’­hui.

Donc prenez et appliquez les prin­cipes géné­raux de la semaine de 4 heures, mais à chaque fois qu’il conseille un logi­ciel précis posez vous la ques­tion de savoir s’il n’en existe pas un autre, sorti après, plus simple ou plus effi­cace (Spoi­ler: dans la plupart des cas, la réponse est oui!). Heureu­se­ment Tim Ferris est bien conscient du problème et met à jour régu­liè­re­ment son best seller.

Nous en sommes aujourd’­hui à la deuxième édition “mise à jour et enri­chie”. Veillez donc toujours à ache­ter la dernière version et à faire vous-même vos devoirs en cher­chant ce qui pour­rait avoir évolué depuis en terme d’ou­tils. Google est votre ami comme on dit!

3) Un roman pour se détendre et réflé­chir sur les vertus de l’adap­ta­bi­lité dans une société disrup­tive et fragile.

Le troi­sième livre qui m’a dura­ble­ment marqué n’est ni un livre de déve­lop­pe­ment person­nel ni un livre sur entre­pre­neu­riat, mais un livre de science-fiction! Du moins, c’était de la S.F. en 1943. De la S.F. dysto­pique plus exac­te­ment. Aujourd’­hui la réalité à dépassé la fiction sur certains point et il est toujours inté­res­sant et amusant de se plon­ger dans ce genre d’ou­vrage avec un œil actuel.

Dystopie

C’est aussi un livre que j’ai lu durant mes vertes années, le simple fait que je m’en souvienne aussi bien aujourd’­hui devrait à lui seul vous convaincre de son aspect marquant.

Il s’agit de “Ravage” par Barja­vel. Bien qu’il s’agisse d’un “simple” roman et non pas d’un livre pratique comme les deux autres, je crois ferme­ment qu’il est toute­fois inté­res­sant à lire pour un esprit entre­pre­neur, car il intro­duit a la fois la notion de disrup­ti­vité et le danger de croire que ce que l’on tient pour acquis est néces­sai­re­ment vrai et/ou éter­nel.

Comment cela? Voyons en premier l’as­pect disrup­tif. Le person­nage prin­ci­pal se trouve au début du roman dans un train à grande vitesse (Barja­vel avait anti­cipé l’ar­ri­vée du TGV dès 1943 mais ce n’était pas une prédic­tion très risquée à faire…) comme il a quand même un peu de temps à tuer malgré la vitesse du train il décide de lire un livre. Seule­ment, voilà, il fait nuit et notre héro a tout simple­ment la flemme de lire. Il glisse donc son bouquin dans une “liseuse”, en gros une camera reliée à un centre où des lecteurs profes­sion­nels, humains, four­nissent ce service à la clien­tèle de la SNCF.
Bien sûr, avec le recul, ce passage est assez amusant. Il faut bien comprendre qu’à l’époque où ce livre a été écrit il n’exis­tait pas de podcasts et encore moins de lecteurs mp3. Pas d’ap­pli comme Audible non plus! L’au­teur a donc fait preuve d’ima­gi­na­tion pour décrire quelque chose qui n’exis­tait pas encore en se basant sur la tech­no­lo­gie de son époque, et ça devrait nous ensei­gner deux choses: la première, c’est que lorsque vous avez une idée qui vous semble géniale, mais diffi­ci­le­ment appli­cable, c’est peut-être tout simple­ment par ce que la tech­no­lo­gie pour les mettre en appli­ca­tion n’existe pas encore. Donc ne déses­pé­rez pas, vous êtes tout simple­ment en avance. Un véri­table entre­pre­neur saisira même l’op­por­tu­nité de faire d’une pierre deux coups et de déve­lop­per ou amélio­rer la tech­no­lo­gie néces­saire à son projet. Thomas Edison faisait cela sans arrêt ; on le présente souvent comme un inven­teur de génie, mais c’était bien davan­tage un entre­pre­neur.

La game­boy, volon­tai­re­ment élémen­taire.

Le second ensei­gne­ment à tirer de ce passage c’est que la tech­no­lo­gie ça marche dans les deux sens et qu’il y a peut être des idées de busi­ness a tirer de tech­no­lo­gies qui nous semblent aujourd’­hui désuètes.
Si quelqu’un avait l’idée de rendre réel ce service de lecture en ligne en direct qui dit qu’il n’y aurait pas de gens prêt a payer pour ce service? Peut être des soli­taires, des amou­reux de théâtre ou tout simple­ment des gens a la recherche de contact humains? Vous n’êtes pas convaincu? Rappe­lez du succès de la Game­boy. Comment une console portable dotée seule­ment d’un minus­cule écran en noir et blanc a t’elle pu écra­ser des concur­rentes dotées d’écran couleur, de surcroît beau­coup plus rapide? Et bien tout simple­ment, car elle pouvait être vendue bien moins cher et fonc­tion­nait durant de nombreuses heures avec deux simples piles. Si vous n’êtes toujours pas convaincu sachez que cet article a été écrit sur un alphas­mart 3 000. Une petite machine toute simple, dédiée entiè­re­ment a l’écri­ture, deve­nue en quelques années, par le bouche à oreille, l’ou­til favo­ris des blogueurs et des hips­ters et dont l’au­to­no­mie, avec trois piles AAA est de…un an! Autant dire qu’elle ne me quitte plus, qu’elle m’ac­com­pagne a la mer et a la montagne et que la tablette avec ses quatre malheu­reuses heures d’au­to­no­mie, son écran illi­sible en plein soleil, reste, elle, bien sage­ment a la maison. Je vous le disais le progrès n’est pas toujours là ou on le croit. Ce que j’ai perdu en “fashion” je l’ai gagné en liberté et en auto­no­mie.

Mais je m’épar­pille…­re­ve­nons donc au livre de Barja­vel.
Je vous avais promis deux leçons tirées de Ravage, alors voici la deuxième: si vous avez lu cet excellent roman vous savez déjà qu’il nous narre la chute de la civi­li­sa­tion toute entière suite a la dispa­ri­tion soudaine de l’élec­tri­cité (Si vous ne l’aviez pas lu vous voici informé. Pas de spoi­ler, c’est écrit dans le résumé.). Et je ne parle pas d’une simple panne élec­trique, non celle-ci cesse tout bonne­ment d’exis­ter du fait de la dispa­ri­tion de ses prin­cipes physique. Un peu comme si la pesan­teur cessait de vous clouer au sol. Je pense modes­te­ment que la grande leçon a tirer de cette partie du récit(en tout cas, c’est la décou­verte que j’ai faite lors de mes jeunes années en ayant refermé la dernière page) c’est que rien n’est jamais acquis, que le plus incroyable peut subve­nir a tout moment et que, même si le onze septembre en a fait prendre conscience aux plus incré­dules d’une manière aussi spec­ta­cu­laire que trau­ma­ti­sante (on peut parler de prise de conscience simul­ta­née à l’échelle plané­taire.), il n’est jamais inutile de le rappe­ler. Et donc de ne pas mettre tout ses œufs dans le même panier quand on envi­sage le futur.

La deuxième partie du roman fait la part belle a l’in­gé­nio­sité du héro, à comment il parvient a survivre à la chute de la civi­li­sa­tion et à s’af­fran­chir de la dispa­ri­tion de l’élec­tri­cité en utili­sant des méthodes peu employées (j’ima­gine qu’il devait avoir un alphas­mart 3000 :o) ).
Cette seconde moitié du roman est évidem­ment très riche en réflexion pour tout les entre­pre­neurs en deve­nir, toujours a la recherche d’un moyen inno­vant d’at­teindre leurs objec­tifs,d’une manière de penser “hors des clous” impo­sés par la société.

Conclu­sion et recom­man­da­tion pour la route.

Voici donc trois livres dont je vous recom­mande forte­ment la lecture. J’es­père avoir pu vous donner envie de vous plon­ger dans l’un ou l’autre. Je conclu­rai par un conseil : si d’aven­ture vous déci­diez de lire les trois je vous suggère un ordre (que vous êtes bien entendu libre de suivre ou pas), en fonc­tion de votre âge ou du niveau actuel de “libé­ra­tion” de votre mind­set: lisez les donc dans le sens inverse où il sont présen­tés ici!

Ravage est très abor­dable pour des adoles­cents ou pour quelqu’un qui voudrait s’échauf­fer l’es­prit. En outre, comme c’est un roman, c’est une parfaite détente. Le livre idéal à lire le soir en somme.

La semaine des quatre heures est parfaite pour des gens autour de la ving­taine ou des adultes voulant chan­ger de way of life. Un vrai boos­ter pour votre entre­prise et votre qualité de vie.

Enfin Neotech, le plus diffi­cile et hermé­tique, mais aussi le plus clivant, pour­rait être une lecture recom­man­dable pour des entre­pre­neurs déjà aguer­ris et dispo­sant d’un certains sens critique.

Bonne lecture !

23 faits psycho­lo­giques peu connus (et comment les tour­ner à votre avan­tage).

Le coeur a ses raisons que la raison ignore

Voici quelques faits psycho­lo­giques que les gens connaissent assez peu :

1. Si quelqu’un ne vous laisse pas parler durant une conver­sa­tion, faites tomber quelque chose par terre et, tout en le ramas­sant, profi­tez de cet instant pour enga­ger la discus­sion. Ça les fait arrê­ter aussi sec !

Par exemple, si vous êtes à table faite tomber votre couteau. C’est ce qui s’ap­pelle tran­cher dans le vif du sujet! :o)

2. Si vous trou­vez que quelque chose est diffi­cile à faire, dites-vous : “D’ac­cord! Je vais m’y mettre juste 5 minutes et puis c’est tout”.

Il est beau­coup plus diffi­cile de passer d’un état “0” à un état “1” que d’un état “1” à un état “10”. La procras­ti­na­tion est telle une grosse pierre qui se trouve au sommet d’une pente. Une fois que la pous­sée initiale à été donnée elle roule toute seule.

3. Si quelqu’un est sur la défen­sive durant une discus­sion et qu’il y a une pause, lais­sez le remplir ce blanc.

Il aura l’im­pres­sion de marquer des points, ce qui devrait le calmer.

4. Si vous voulez éviter quelqu’un de façon perma­nente, utili­sez la tech­nique du cheval fou. Compor­tez-vous de façon tota­le­ment absurde, mettez vous à rire si on vous raconte un drame, etc.

Technique du cheval fou

Les gens n’étant pas à l’aise avec ce qui sort de la norme, ils vont bien vite vous éviter! (vous risquez aussi de vous faire inter­ner mais bon c’est un moindre mal pour avoir la paix!)

5. Si vous arri­vez en retard dites toujours : ” Merci de votre patience” au lieu de “désolé pour l’at­tente”.

Vous restez en posi­tion de force tout en valo­ri­sant votre inter­lo­cu­teur. Si la personne montre des signes d’im­pa­tience elle se met en contra­dic­tion avec le compli­ment qu’elle vient de rece­voir et cesse donc d’en être digne. Ce que peu de personnes sont prêtes à faire…

6. Au lieu de deman­der à la personne avec qui vous sortez ; qu’est-ce que tu aime­rais (et avoir beau­coup de mal à la satis­faire) deman­dez de préfé­rence : “qu’est-ce que tu n’ai­me­rais pas “.

7. Pensez toujours comme ceci quand vous avez du mal à vous mettre au boulot : qu’est-ce que mon futur moi pense­rais si je ne fais pas ceci ou cela.

À combi­ner avec la tech­nique numéro 2) de s’y mettre “juste 5 min” pour maxi­mi­ser sa produc­ti­vité ;-)

8. Si vous voulez éviter les drames sur votre lieu de travail et être appré­cié par le plus grand nombre ; faites des compli­ments aux personnes quand elles ne sont pas présentes.

Soyez sûrs que ceux-ci seront répé­tés. À l’in­verse éviter de parler sur le dos des absents pour la même raison (et par ce que vous vous feriez une répu­ta­tion de vipère tout simple­ment).

9. Si quelqu’un de timide vous parle; hochez très légè­re­ment la tête en signe d’ap­pro­ba­tion pour l’en­cou­ra­ger à conti­nuer.

Avez-vous remarqué que les Japo­nais hochent la tête sans arrêt, même lorsqu’ils sont eux même en train de parler? Comme s’ils cher­chaient leur propre appro­ba­tion?
Un peuple qui a la répu­ta­tion d’être intro­verti a forcé­ment des leçons à nous donner sur l’ef­fi­ca­cité de cette méthode à délier les langues.

10. Si vous argu­men­tez avec une personne, trou­vez un terrain d’en­tente.

A ce moment touchez son avant bras fuga­ce­ment (si vous êtes assis) ou son épaule (si vous êtes debout) et atten­dez encore pour avan­cer votre argu­ment prin­ci­pal. Acquies­cez en premier sur le point commun et seule­ment ensuite montrez votre désac­cord sur le sujet réel­le­ment impor­tant. Par réci­pro­cité immé­diate, votre inter­lo­cu­teur devrait faire un effort pour voir les choses comme vous.

11. Dans un groupe, si les gens se mettent à rire, on a tendance à regar­der spon­ta­né­ment la personne qu’on aime le plus dans le groupe.

Groupe riant

Soyez donc atten­tif la prochaine fois que cela se produit, car vous pour­riez bien être cette personne. Ceci dit s’il s’agit de quelqu’un d’autres vous savez désor­mais auprès de qui il faut marquer des points pour être appré­cié du groupe tout entier.

12. Si quelqu’un a le hoquet, deman­dez-lui s’il peut le prou­ver. Il y a 90 % de chance que ça dispa­raisse spon­ta­né­ment.

Il est bien diffi­cile de prou­ver quelque chose qu’on ne maîtrise pas. L’in­tense réflexion pour trou­ver une expli­ca­tion, de même que l’hia­tus provoqué dans le cours de ses pensées devrait suffire à détour­ner son atten­tion de la mani­fes­ta­tion physique du hoquet.

Si ça ne marche pas vous pouvez toujours lui plon­ger la tête sous l’eau, mais bon, c’est un peu radi­cal. 😀

13. Si une personne est en colère, lui dire que “c’est tota­le­ment compré­hen­sible”,

Poing colérique

Cela lui fera l’ef­fet d’une petite victoire qui lui permet­tra de chan­ger d’émo­tion.

14. Comment faire quand vous cher­chez un prénom et que vous ne pouvez pas le deman­der de façon directe ?

Deman­dez ” quelque chose du genre “est ce qu’Un­tel est encore en poste là-bas ? Et ils vous répon­dront : “Ah Non, c’est François main­te­nant”.
Ça marche avec tout, essayez par exemple en disant: c’est votre Toyota qui est garée devant ? La personne répon­dra : ah non ! Moi, j’ai une Volks­wa­gen.

15. Si une personne présente ses excuses, ne dites pas “ce n’est pas grave” ou “ce n’est rien”.

Parce ce que s’il s’ex­cuse c’est ce que ce n’est pas rien; remer­cier le pour ses excuses. ou bien dites simple­ment “excuses accep­tées” et souriez juste après pour dédra­ma­ti­ser.

16. Jouer à l’idiot peut vous sauver de beau­coup de problèmes.

Voyez certains hommes poli­tiques ! (qui a dit “tous”?)

Grenouille idiote

17. Un truc amusant, si vous tendez n’im­porte quoi à quelqu’un, il va le prendre, en parti­cu­lier s’il est en train de parler.

Profi­tez-en pour tendre l’es­suie de vais­selle à vos convives après le repas !

18. Le fameux “j’ai besoin de votre aide”, marche très bien pour la gestion d’une personne ou d’un groupe.

On aime se sentir utile et faire la diffé­rence. Un truc utilisé par les leaders. En plus ça leur fait une répu­ta­tion de personne cool.

19. Si vous voulez que vos enfants fassent ou mangent quelque chose, deman­dez-leur quelque chose comme : 

tu préfère ranger ta chambre ou te bros­ser les dents”  et ils seront genre “hmmmm me bros­ser les dents”.

Bien sûr il faut que la deuxième chose deman­dée exige un effort dispro­por­tionné par rapport à ce que vous dési­rez vrai­ment obte­nir.

À noter que cette tech­nique est parfois utili­sée par les enfants malins : si je travaille bien à l’école tu préfères m’of­frir un jeu vidéo ou carré­ment une nouvelle console ? Mora­lité : ne lais­sez pas vos enfants lire ce site. :o)

20. N’in­sul­tez pas les gens, dites leur plutôt comment vous préfé­rez qu’ils soient.

Par exemple, si la personne en ques­tion est en colère, dites lui que vous la préfé­rez quand elle garde son sang-froid. Et j’in­siste sur le “la”. Je te préfère, etc.

21. N’in­sul­tez et n’ac­cu­sez pas les gens verba­le­ment, ils se mettent aussi­tôt sur la défen­sive.

Dites leur ce que vous ressen­tez. Les gens peuvent se mettre sur la défen­sive, mais ne peuvent pas nier vos senti­ments.

22. “Quelle est votre ques­tion ” met les gens à l’aise pour poser des ques­tions.

La foire aux questions

En compa­rai­son “est ce que vous avez des ques­tions” est plutôt effi­cace pour réduire toute une salle au silence.

23. Et en parlant de silence : le silence (gênant) est le meilleur ami du commer­cial.

La personne en face se mettra en devoir de remplir ce blanc et comme c’est idiot de reprendre une conver­sa­tion par un désac­cord ils vous feront marquer des points tout seul. Au pire, le client leur four­nira des infor­ma­tions à utili­ser plus tard.

Comment réus­sir un entre­tien d’em­bauche? (et lais­ser une impres­sion inou­bliable).

Marre d’être pris pour du petit gibier (Ne parle t’on pas de “chas­seur de têtes” parmi les pros du recru­te­ment?). Et si vous deve­niez le chas­seur au lieu du chassé ? Ou plutôt le pécheur ?

Vous allez apprendre dans cet article comment appâ­ter le pois­son (le
patron)Le ferrer et le remon­ter dans votre barque (C-a-d décro­cher le
job).
Lisez bien jusqu’au bout, vous appren­drez sûre­ment au mini­mum une
tech­nique à utili­ser ou une phrase qui fait mouche.

Un pêcheur de boulot au travail

1) Appâ­ter le pois­son (présen­ta­tion de vos quali­tés).

Beau­coup de candi­dats se rendent à leurs entre­tiens d’embauche
en se disant simple­ment, “il faut décro­cher le poste. “
Mais c’est une approche qui est beau­coup trop globale et simpliste.

La moindre des choses, c’est d’ar­ri­ver un mini­mum préparé, en vous étant rensei­gné sur l’en­tre­prise bien sûr, mais aussi… sur vous ! Je veux dire est-ce que vous vous connais­sez suffi­sam­ment pour pouvoir parler de vous pendant 15 min ?

Ça peut valoir la peine de prendre une feuille et un stylo et de mettre noir sur blanc vos meilleurs atouts.

Vous pouvez aussi deman­der à vos proches ce qu’ils pensent de vous. Vous serez peut-être (agréa­ble­ment) surpris.

Vous voulez la vérité ? Elle va peut-être en choquer certains, mais un
patron ne vous enga­gera pas pour vos beaux yeux, mais pour votre
capa­cité à lui faire gagner de l’argent. Voilà, c’est aussi simple que
ça.
Donc prépa­rez une liste de vos trois plus grandes quali­tés en vous
mettant à la place de l’em­ployeur. Vous pouvez bien sûr lui dire que
vous êtes sociable, que vous avez le contact facile, etc. mais pensez
avant tout rende­ment, effi­ca­cité, capa­cité d’adap­ta­tion, flexi­bi­lité.

Ces quelques mots réson­ne­ront bien plus à ses oreilles que de lui dire que vous êtes “ponc­tuel” et “honnête” (D’ailleurs ne dites jamais ça. C’est tout simple­ment le mini­mum qu’on demande à un employé. Il ne manque­rait plus que ça que vous arri­viez en retard tout les matins et que vous repar­tiez le soir en volant les crayons!).

Ça réson­nera bien plus à ses oreilles que de lui dire que vous êtes
ponc­tuel et honnête (D’ailleurs ne dites jamais ça. C’est tout
simple­ment le mini­mum qu’on demande à un employé. Il ne manque­rait plus que ça que vous arri­viez en retard tout les matins et que vous
repar­tiez le soir en volant les crayons!).

2) Ferrer le pois­son (entre­te­nir le dialogue).

Main­te­nant vous avez en tête les trois compé­tences qui vont le plus
appor­ter à l’en­tre­prise.

C’est une approche qui à l’avan­tage de permettre de  se présen­ter, d’of­frir des points d’an­crages et, in fine, d’ar­gu­men­ter par la suite, quand arri­vera le moment de négo­cier son salaire.

Une interview d'embauche sous votre contrôle

Ayez donc à votre dispo­si­tion un message concen­tré en une présen­ta­tion de quelques minutes, qui va recen­ser vos points forts (entraî­nez vous le soir précé­dent devant un proche, le miroir ou même votre chat!)

Il faut bien comprendre que l’en­tre­tien d’em­bauche n’est pas un test sur vos compé­tences tech­niques.
Bien sur, on va parler un peu tech­nique, mais l’en­tre­tien d’em­bauche,
c’est avant tout un test rela­tion­nel. Un dialogue entre deux (voire
plusieurs) personnes.
Après tout, si vous êtes là, c’est que sur le papier vous avez fait déjà fait la preuve de vos compé­tences, non?

En fait un entre­tien d’em­bauche c’est un peu comme un rendez vous
amou­reux: si vous en êtes au stade du restau­rant c’est que la personne en face de vous vous envi­sage déjà comme un parte­naire roman­tique poten­tiel.

Tout ce qui vous reste à faire c’est de ne pas vous vautrer en disant trop de bêtises. Heureu­se­ment lors d’un entre­tien d’em­bauche on a pas (norma­le­ment!) l’oc­ca­sion de boire de l’al­cool. Ça évite déjà les
déra­pages des rendez vous amou­reux.

Donc à ce stade tout ce qui vous reste à faire c’est de conti­nuer à
séduire. Ho bien sur on vous testera un peu sur vos capa­ci­tés
tech­niques, mais au moment de déci­der, entre deux candi­dats,qu’est ce qui ferra la diffé­rence croyez vous? Le compor­te­ment pardi!

Prenons un exemple. Et quoi de mieux comme exemple qu’un contre-
exemple? C’est-à-dire le type de réponses qu’il ne faut surtout pas
donner.

Imagi­nez qu’on vous demande: ‘Pourquoi vous et pas quelqu’un d’autre ?’

Vous n’ima­gi­nez pas le nombre de gens qui, pris au dépourvu, vont
répondre: ” Bah, ça c’est à vous de me le dire ! “
Ça c’est vrai­ment ce qui s’ap­pelle une erreur de compor­te­ment,
car elle consiste à retour­ner la ques­tion. C’est un peu comme si vous
disiez ”votre ques­tion est telle­ment stupide que je ne sais pas quoi y
répondre”

Si vous garder en tête l’ana­lo­gie du rendez vous amou­reux vous
compre­nez que c’est un compor­te­ment qui n’est pas du tout sédui­sant.

La chose la plus étrange, c’est que souvent les gens s’en­traînent à
présen­ter leurs compé­tences tech­niques, mais ils ne s’en­traînent pas à créer le dialogue, à poser des ques­tions. Car oui, vous avez aussi le
droit de poser des ques­tions, il s’agit d’un dialogue et non d’un
inter­ro­ga­toire au cours duquel vous auriez à vous justi­fier.
Encore une fois prenez bien conscience que si vous êtes là, c’est que
sur le papier vous avez toutes les compé­tences. Impré­gnez vous de cette réalité flat­teuse et vous partez déjà gagnant.

Enfin prépa­rez des exemples de vos réus­sites passées.
C’est vrai­ment très éton­nant mais des gens qui ont parfois 20 ans
d’ex­pé­rience, qui ont fait des choses remarquables, ne savent pas en
extraire les ” pépites ” pour se mettre en avant.

Des pépites, c’est quoi ? “J’ai déve­loppé un nouveau produit”, “j’ai
créé un pros­pec­tus pour la boite qui à été distri­bué dans tout le pays”

“J’ai appris sur le tas des compé­tences que je n’avais pas dans un
domaine que je ne connais­sais pas”.

C’est vrai­ment des petites histoires, des petits moments de vie qu’on
va pouvoir empi­ler, et qu’on va devoir dégai­ner face au recru­teur
un petit peu à n’im­porte quel moment. Donc en plus de vos trois
quali­tés prin­ci­pales (sur lesquels vous allez pouvoir broder) ayez
toujours à dispo­si­tion une ou deux (mini­mum deux d’ailleurs!) de ces
petites réus­sites passées qui ont le don de vous mettre en avant.

” Quelles sont vos quali­tés et quels sont vos défauts ? ” enten­drez
vous souvent.

Eh bien, écou­tez ma qualité, c’est la créa­ti­vité. J’ai créé une base de
donnée sur les prix de la concur­rence, quand je faisais mon stage dans telle ou telle société.
Donc, c’est vrai­ment avoir dans sa besace une batte­rie d’ar­gu­ments,
(les fameuses pépites), et pouvoir les racon­ter d’une façon qui soit un
peu drama­tique (dans le sens “amusantes”), et surtout ne pas éviter à
forcer un petit peu le trait en montrant les diffi­cul­tés.

“Voilà, quand je suis arrivé, la diffi­culté c’était ça, alors voilà ce
que j’ai fait”. Même si cette diffi­culté vous à semblé déri­soire à
l’époque le recru­teur n’est pas dans votre peau, tout ce qu’il connait
c’est ce que vous lui donner main­te­nant et votre capa­cité à surmon­ter
de obstacles (réels ou exagé­rés) est tout ce qui lui importe. A ce
moment il doit être litté­ra­le­ment suspendu à vos lèvres.

Enfin n’ou­blier pas que vous avez un vrai pouvoir sur le tour que va
prendre la conver­sa­tion, alors profi­tez en pour struc­tu­rer
l’in­for­ma­tion d’une façon plai­sante et orga­ni­sée.

Même si vous n’avez pas d’ex­pé­rience. Quand vous sortez de l’école et
que vous avez le même diplôme que votre voisin, ce qui va faire la
diffé­rence c’est vrai­ment la manière de présen­ter vos argu­ments.

Donc ne pas hési­ter à dire par exemple: ” Voilà, quels sont mes atouts,
j’en ai prin­ci­pa­le­ment trois:

1) blabla
2) blabla­bla
3) blabla

Boum! Simple. Direct. Percu­tant.

Le fait simple­ment de donner une liste va donner véri­ta­ble­ment de la
puis­sance à votre argu­men­taire. Et le rendre plus mémo­rable.

N’ou­bliez pas de ména­ger des pauses, des silences (ça indique que vous avez une certaine maîtrise de vous même) et vous permet de bien arti­cu­ler votre plan.

Plus vous présen­te­rez les choses de manière struc­tu­rées, digestes, plus ce sera facile, pour le recru­teur en face de vous d’as­si­mi­ler tout ça.
Et plus il y a de chance qu’il ne vous oublie pas dans la masse des
candi­dats qu’il doit rece­voir avant et après vous.

Donc, prime à la struc­ture. Ce qui se conçoit bien s’énonce
clai­re­ment et les mots pour le dire viennent aisé­ment. Le petit bonus
c’est que si vous avez préparé un plan vous aurez plus facile à
retom­ber sur vos pieds et évite­rez les silences gênés.

3) Troi­sième phase: remon­ter le pois­son (conclure en beauté).

La bête a assez souf­fert, il est temps de la sortir de l’eau!

Presque toujours le recru­teur vous deman­dera à la fin si vous avez
quelque chose à ajou­ter ou une ques­tion à poser.

Alors atten­tion ici c’est du lourd. La phrase que je vais vous donner,
sans exagé­ra­tion, c’est de la dyna­mite, le genre qui m’a toujours valu
un “c’est une excel­lente ques­tion”, avec un air surpris en prime, et
bien souvent une embauche à la clef.

Yesss_ Le boulot est décroché!

Faite mine de réflé­chir un instant et deman­dez simple­ment:

au vu de ce que vous avez appris sur moi quels sont les quali­tés grâce auxquelles vous pensez que je pour­rais m’in­té­grer faci­le­ment dans votre entre­prise et les aspects sur lesquels je devrais travailler en prio­rité pour être encore plus effi­cace?

Boum! Là norma­le­ment il est sonné, Le pois­son frétille au fond de votre barque, le souffle coupé. Non seule­ment c’est une ques­tion que peu osent leur poser (le plus souvent c’est des bana­li­tés du genre “qu’elle est la suite? Quand aurais- je de vos nouvelles? etc.) mais elle va véri­ta­ble­ment vous distin­guer de la masse.

Le double effet Kiss cool de cette phrase magique c’est qu’elle oblige
le recru­teur à, déjà, s’en­ga­ger favo­ra­ble­ment vis a vis de vous.
Et en refor­mu­lant lui même vos quali­tés! (c’est diabo­lique, non?). De
plus elle lui montre que vous vous voyez déjà dans le poste, que vous
avez hâte d’en découdre et que vous voulez vous y prépa­rer dés
main­te­nant.

Alors? Le pois­son vous allez le manger plutôt rissolé ou en friture? :o)

Intro­duc­tion au site

Influence et manipulationVous n’êtes pas arrivé ici par hasard ! Si vous lisez ces lignes, c’est que :

Vous en avez marre d’être la marion­nette d’un patron ou de collègues abusifs.

Vous voulez marquer des points auprès de l’élu(e) de votre cœur.

Vous voulez obte­nir une augmen­ta­tion ou négo­cier un prêt avec votre banquier.

Obte­nir, sans même avoir à le deman­der, des ristournes, des cadeaux ou même de l’argent (ça m’ar­rive sans arrêt).

Vous dési­rez évoluer en vous débar­ras­sant d’ad­dic­tions nuisibles, telles que la ciga­rette ou l’al­cool, qui vous ont été impo­sées par la société et ont été savam­ment entre­te­nue par des méca­nismes psycho-chimiques.

Vous voulez faire une impres­sion marquante auprès des gens.

Amélio­rer votre rela­tion de couple.

Convaincre vos clients d’ache­ter vos produits.

Ou que, tel un Volde­mort en puis­sance (Chut…Oui, je sais, j’au­rais dû écrire celui-dont-on-ne-peut-dire-le-nom.), vous avez un désir brûlant de soumettre l’hu­ma­nité toute entière.

Dans tous les cas, vous êtes au bon endroit (Dans le dernier, surtout à un stade avancé, je vous donne­rai les coor­don­nées d’un ami psycha­na­lyste. Il est très gentil. Vrai­ment).

Vous appren­drez sur ce blog à recon­naître (et à utili­ser à votre avan­tage) les tech­niques de mani­pu­la­tion qui existent, pour certaines, depuis la nuit des temps et pour d’autres sont les avan­cées les plus récentes de la pyscho-cyber­né­tique.

Vous les utili­se­rez pour :

 Vous défendre.

 Influen­cer les gens, parfois à votre avan­tage, mais parfois aussi pour leur propre bien.

 Et enfin pour influen­cer la personne qui compte le plus : vous-même. Car, oui, réus­sir, par exemple, à substi­tuer de bonnes habi­tudes à des mauvaises c’est, aussi, de l’in­fluence. Vous pouvez réus­sir à « hacker » votre propre cerveau pour votre béné­fice. Et cela, bien plus faci­le­ment que vous ne l’ima­gi­nez.

On peut penser ce que l’on veut de l’in­fluence (Allez…osons un vilain mot : de la mani­pu­la­tion, car parfois, c’est bien de cela qu’il s’agit.) mais on ne peut pas nier qu’on y est soi-même exposé chaque jour : dès que vous entrez dans un maga­sin, allez sur Inter­net ou quand vous allu­mez votre télé­vi­sion. Je ne parle même pas des réseaux sociaux, car là, on bascule carré­ment du côté obscur de la Force en termes d’ad­dic­tions program­mées. Avoir conscience de toutes ces ficelles (parfois gros­sières, parfois extrê­me­ment subtiles) qui nous trans­forment en gentilles marion­nettes est déjà un premier pas salva­teur.

Le fait de nier l’exis­tence de la pluie ne vous main­tien­dra pas au sec : c’est le rôle d’un para­pluie.

Après chacun voit midi à sa porte. Je pense pour ma part que la moindre des choses, c’est d’être informé un maxi­mum pour au moins pouvoir s’en proté­ger. N’ayant pas le pouvoir ou la préten­tion de pouvoir influer sur votre morale, je vous donne­rai simple­ment le précepte que je tente d’ap­pliquer : ne jamais utili­ser les tech­niques d’in­fluence que vous allez apprendre ici sur vos amis ou votre famille. Au mini­mum.

Et mieux encore : les voir comme des tech­niques de judo. Ne pas initier la violence, mais plutôt utili­ser la force de l’ad­ver­saire contre lui-même. Vous êtes peut-être actuel­le­ment cein­ture blanche (ou jaune, orange, etc.) vous serez inévi­ta­ble­ment cein­ture noire après avoir lu toutes les tech­niques dévoi­lées dans ce blog (et les avoir expé­ri­men­tées au mini­mum une fois chacune) mais je ne peux pas imagi­ner David Douillet rentrer dans un bâti­ment et tout casser simple­ment par ce qu’il en a la force.

Ce n’est pas la desti­na­tion qui compte, c’est le voyage.

Alors bonne décou­verte et bon voyage !